Le président libérien George Weah est intervenu pour annuler le vote de son pays contre une résolution de l’ONU appelant à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, a annoncé mardi le ministère de l’Information de ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Le Libéria a été le seul État africain et l’un des dix pays membres de l’Assemblée générale des Nations Unies, composée de 193 membres, à rejeter l’appel des Nations Unies du 12 décembre à un cessez-le-feu humanitaire immédiat entre Israël et les militants du Hamas, soutenu par 153 pays.
Le ministère a déclaré que les diplomates libériens responsables du vote l’avaient fait sans le soutien de Weah, qui, en tant que président, a le dernier mot sur la politique étrangère du Libéria.
Weah « a toujours été du côté de la paix à travers le monde », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Le ministère libérien des Affaires étrangères a demandé à l’Assemblée générale des Nations Unies d’annuler son vote « NON » et d’enregistrer un nouveau vote en faveur du cessez-le-feu à Gaza.
Avant le vote de l’ONU, Weah a écrit au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en novembre pour lui demander de « faire preuve de retenue et de considération envers les civils qui sont les véritables victimes de la crise actuelle », a indiqué le ministère de l’Information.
L’ancienne star internationale du football, Weah, devrait quitter son poste de président après avoir perdu sa réélection en novembre.
Sa présidence a été entachée d’allégations de corruption, mais son acceptation de la défaite électorale a suscité l’espoir d’une transition en douceur du pouvoir dans ce pays africain autrefois instable.
Reuters