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En Afrique du Sud, l’armée se désolidarise d’un ancien officier de la marine qui a appelé à la destitution du président Ramaphosa

La Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) a pris ses distances avec les propos de Sylvester Mangolele qui a appelé à la destitution du président Ramaphosa. Mangolele a servi comme lieutenant-commandant dans la marine SA.

Dans un communiqué publié mardi, la SANDF a confirmé que Mangolele avait été liencié des forces de défense en 2018 et que ses déclarations n’engageaient pas l’armée. Il a été indiqué qu’il avait été expulsé pour mauvaise conduite.

Cela survient après que le commandant licencié a diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux, menaçant de destituer Cyril Ramaphosa de ses fonctions dans les 48 heures s’il ne se présentait pas au Naval College de Gordon’s Bay, au Cap-Occidental, pour remettre physiquement sa démission.

Dans la vidéo, on peut entendre Mangolele appeler à la démission de Ramaphosa, car le moment était venu, citant les violations de la Constitution comme raison majeure.

Il a déclaré qu’il faisait cela « au service et à la défense de son pays et de son peuple conformément à la Constitution et à la loi ».

« Nous ne jouons plus à des jeux, nous devons conduire et diriger ce pays conformément à la Constitution », a-t-il déclaré, ajoutant que la SANDF était la dernière ligne de défense en cas de défaillance des organes de l’État.

Il a déclaré que l’administration présidentielle rendait difficile pour de nombreuses personnes, y compris lui-même, de joindre les deux bouts.

« Je suis père de deux beaux enfants et votre administration veille à ce que cela n’arrive pas. Je ne suis pas le père de mes enfants, je n’apporte pas de changement dans mon pays », a-t-il déclaré.

Il a accusé Ramaphosa de ne pas avoir respecté, promu, défendu et fait respecter l’article 9(2) de la Constitution qui stipule que l’égalité inclut la jouissance pleine et égale de tous les droits et libertés.

La SANDF a démenti les déclarations de Mangolele, indiquant que ses prises de position ne reflétaient ni ne représentaient la SANDF de quelque manière que ce soit.

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