Le président Abdel Fatah al-Sissi a reçu mardi le secrétaire d’État américain Antony Blinken pour discuter de la négociation d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, de l’échange d’otages et d’une fourniture accrue d’aide humanitaire à l’enclave.
Sissi a mis en lumière les immenses efforts déployés par l’Égypte face aux conditions difficiles sur le terrain pour acheminer l’aide humanitaire. Il a également souligné le rôle vital de l’UNRWA sur ce front, soulignant la nécessité de mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU relatives à la crise.
Le chef de l’Etat égyptien a également affirmé l’importance de prendre des mesures en faveur d’un règlement juste et global de la cause palestinienne afin de garantir une stabilité durable dans la région.
De son côté, le secrétaire d’État a souligné l’empressement des États-Unis à mener une coordination continue et des efforts conjoints avec l’Égypte pour parvenir à la pacification et protéger la région contre l’expansion de la portée du conflit. Blinken a également exprimé son souci de renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays de manière à préserver la paix régionale.
Une visite difficile en Israël à venir pour le secrétaire d’État américain
Anthony Blinken sera en Israël mercredi pour rencontrer Netanyahu et d’autres hauts responsables israéliens avant de se rendre dans les territoires palestiniens occupés de Cisjordanie.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a déclaré mardi dans un communiqué qu’Israël accueille Blinken « avec une escalade de ses crimes contre les civils palestiniens et en les privant de leurs droits humains fondamentaux ».
Blinken se rend en Israël au milieu des reportages des médias américains faisant état de la colère du président Joe Biden à l’égard du Premier ministre israélien suite à ses divergences avec Washington sur des questions clés concernant la guerre et l’avenir de la région.
Netanyahu a déclaré qu’il souhaitait toujours une « victoire totale » sur le Hamas et a sapé la solution à deux États, tandis que de hauts responsables israéliens vantent les projets de prise de contrôle de la bande de Gaza et d’y construire des colonies illégales.
Les alliés d’extrême droite de Netanyahu l’ont mis en garde contre les conséquences politiques s’il concluait un accord faible avec le Hamas.
Pendant ce temps, les Palestiniens de Cisjordanie occupée continuent de faire quotidiennement l’objet de raids de la part des forces israéliennes.
Les négociations sur un accord ont notamment consisté à mettre un terme aux combats pendant plusieurs semaines, au cours desquelles le Hamas et Israël procéderaient à un nouvel échange de prisonniers.