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Les États-Unis condamnent le soutien du Rwanda à la rébellion du M23

Les États-Unis ont condamné samedi le soutien du Rwanda au groupe armé M23 dans l’est du Congo, dont la rébellion a provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes, et ont appelé le groupe rebelle à « cesser les hostilités ».

Le Département d’État américain a vivement critiqué dans un communiqué « l’aggravation de la violence… causée par les actions du groupe armé M23 soutenu par le Rwanda, sanctionné par les États-Unis et l’ONU ». Il a appelé le Rwanda « à retirer immédiatement tout le personnel des Forces de défense rwandaises du (Congo) et à retirer ses systèmes de missiles sol-air », qui, selon lui, menaçaient la vie des civils et des soldats de maintien de la paix. Il a également exhorté les rebelles à se retirer de leurs positions actuelles près de deux zones urbaines de la province du Nord-Kivu au Congo.

Cela risque de faire pression sur le Rwanda, dont le gouvernement a nié à plusieurs reprises tout lien avec le groupe M23.

Le président congolais Félix Tshisekedi a accusé le Rwanda de déstabiliser le Congo en soutenant les rebelles. Des experts de l’ONU avaient déclaré précédemment qu’ils disposaient de « preuves solides » selon lesquelles des membres des forces armées rwandaises y menaient des opérations en soutien au groupe M23.

Les combats près de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu et plus grande ville de la région, se sont intensifiés ces derniers jours alors que les rebelles menaçaient de s’emparer de la métropole. Les habitants de la ville voisine de Sake ont fui les violents combats entre les troupes gouvernementales congolaises et le groupe.

Le conflit armé a jusqu’à présent déplacé plus d’un million de personnes dans l’est du Congo depuis novembre, selon l’organisation humanitaire Mercy Corps.

Le M23 est l’un des plus de 100 groupes armés actifs dans l’est du Congo, cherchant à obtenir une part de l’or et d’autres ressources de la région tout en commettant des massacres.

Le groupe rebelle a pris de l’importance il y a un peu plus de dix ans lorsque ses combattants se sont emparés de Goma, une ville frontalière avec le Rwanda. Il tire son nom d’un accord de paix du 23 mars 2009 qu’il accuse le gouvernement congolais de ne pas mettre en œuvre. Après avoir été largement inactif pendant une décennie, le M23 a refait surface fin 2021.

La déclaration américaine appelle toutes les parties à la désescalade et à « participer de manière constructive à la recherche d’une solution négociée » au conflit.

« Il est essentiel que tous les États respectent la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun et tiennent pour responsables tous les acteurs des violations des droits de l’homme dans le conflit dans l’est du Congo ».

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