Le groupe paramilitaire soudanais des Forces de soutien rapide a salué samedi l’appel du Conseil de sécurité des Nations Unies à la cessation des hostilités pendant le mois sacré musulman du Ramadan, offrant un répit potentiel dans le conflit vieux de 11 mois. Le Ramadan devrait commencer dimanche soir.
Dans un communiqué, les FSR ont exprimé l’espoir que la résolution du Conseil de sécurité « atténuerait considérablement les souffrances du peuple soudanais en assurant l’acheminement sans heurts de l’aide humanitaire » et ouvrirait la voie à un processus politique menant à un cessez-le-feu permanent.
La guerre a éclaté au Soudan le 15 avril 2023 entre l’armée soudanaise et les FSR. Selon l’ONU, près de 25 millions de personnes, soit la moitié de la population du Soudan, ont besoin d’aide, quelque 8 millions ont fui leurs foyers et la faim augmente. Washington affirme que les parties au conflit ont commis des crimes de guerre.
L’envoyé spécial américain au Soudan, Tom Perriello, se rendra dans un certain nombre de pays d’Afrique et du Moyen-Orient du 11 au 25 mars, a annoncé samedi le Département d’État.
Il a déclaré que ce voyage démontrerait « la priorité que l’administration accorde à la fin du conflit soudanais, à la satisfaction des besoins humanitaires immédiats et urgents du peuple soudanais et à l’établissement d’un chemin vers un gouvernement civil et démocratique ».
Perriello se rendra en Ouganda, en Éthiopie, à Djibouti, au Kenya, en Égypte, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Vendredi, le Conseil de sécurité a adopté un projet de résolution britannique pour la cessation des hostilités pendant le Ramadan, mais le mécanisme de mise en œuvre de la résolution reste flou.
L’ambassadeur du Soudan à l’ONU, Al-Harith Idriss Al-Harith Mohamed, a déclaré jeudi au Conseil que le président du conseil de transition du pays avait salué l’appel du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en faveur d’une trêve pour le Ramadan. Cependant, il a déclaré que le leader « se demande comment procéder ».
« En acceptant le cessez-le-feu humanitaire proposé, nous exprimons notre disposition à participer aux discussions concernant la mise en place de mécanismes de surveillance mutuellement convenus », ont déclaré les FSR dans le communiqué de samedi.
« Ces mécanismes sont cruciaux pour garantir la mise en œuvre effective du cessez-le-feu et pour atteindre les objectifs humanitaires visés par cette résolution. »