Les premiers résultats des élections présidentielles au Sénégal donnent le candidat de l’opposition Bassirou Diomaye Faye largement vainqueur devant son rival de la coalition au pouvoir Amadou Ba.
Alors que le pays compte les voix de la présidentielle à l’issue du premier tour d’une élection censée trancher entre la continuité et un changement peut-être radical après trois années d’agitation et de crise politique, cinq candidats ont d’ores et déjà félicité dimanche soir dans la nuit l’antisystème Diomaye Faye pour sa victoire, avant même une proclamation officielle.
Vers 21 heures, trois heures après la fin du vote, les résultats publiés bureau par bureau dans les médias et sur les réseaux sociaux donnaient en effet largement l’avantage au candidat Bassirou Diomaye Faye, soutenu par Ousmane Sonko, devant celui du pouvoir, Amadou Ba, très loin devant les 15 autres concurrents.
Les radios et les télévisions ont lu toute la soirée les résultats complets de chacun des 16 000 bureaux de vote du pays et de l’étranger sans les agglomérer. Et Diomaye Faye semblait prendre le large à peu près partout, même si les résultats officiels n’ont pas été proclamés. Pour rappel, il faut la majorité absolue des suffrages exprimés pour l’emporter au premier tour et aucune date n’a été fixée pour un second tour.
Les partisans de l’opposition ont célébré dimanche dans les rues de la capitale Dakar après que les médias locaux ont commencé à annoncer des résultats dans les bureaux de vote qui placent Faye, 44 ans, confortablement devant son principal rival, Amadou Ba.
Plusieurs autres candidats de l’opposition aux élections de dimanche ont reconnu leur défaite face à Faye dans la nuit.
Ba est le candidat soutenu par le président sortant Macky Sall, qui démissionne dans un contexte de baisse de popularité après deux mandats marqués par des difficultés économiques et de violentes manifestations antigouvernementales.
Ba a déclaré dans un communiqué dimanche soir que les célébrations de la victoire de Faye étaient prématurées et que les résultats officiels montreraient qu’un second tour de scrutin était nécessaire.