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Des personnalités politiques soudanaises discutent du chemin vers la paix lors d’un atelier à Genève

Des personnalités politiques soudanaises ont conclu vendredi un atelier productif de trois jours à Genève. Ils ont convenu de la nécessité d’un cessez-le-feu humanitaire, ouvrant la voie à la paix et à un processus visant à rétablir un régime civil.

Facilitées par le ministère suisse des Affaires étrangères et gérées par un groupe français de médiation, les discussions (du 17 au 20 avril) ont porté sur la conclusion d’un cessez-le-feu humanitaire pour permettre l’accès à l’aide et sur l’établissement d’un dialogue dirigé par les Soudanais pour un retour à un régime démocratique.

Même si un large éventail de politiciens ont participé, ils l’ont fait à titre personnel et non en tant que représentants officiels de partis ou d’organisations. Les prochaines sessions impliqueront des délégations formelles des partis.

L’un des résultats majeurs a été l’appel unanime à un cessez-le-feu pour faire face à la crise humanitaire. Les participants ont également souligné l’importance d’un dialogue dirigé par les Soudanais pour établir une démocratie pluraliste.

Cependant, des différences significatives subsistent quant à la manière de procéder. L’inclusion du Parti du Congrès national (NCP), qui s’aligne sur l’ancien régime, et le rôle de l’armée – armée soudanaise et forces de soutien rapide – dans le processus sont des questions particulièrement controversées.

Les opinions variaient quant à l’implication de l’armée, certains proposant une participation limitée de l’armée et des FSR, d’autres préconisant leur exclusion totale, et un troisième groupe favorable à un rôle plus intégré.

Des discussions supplémentaires sont nécessaires pour déterminer le format, l’agenda, le lieu, le financement et le rôle des acteurs externes du processus.

S’adressant à Soudan Tribune, plusieurs participants ont qualifié les discussions de franches et marquées par des progrès évidents. Un degré élevé d’écoute mutuelle a contribué à dégeler les relations de manière significative, permettant une approche mature et productive des questions.

Il est important de noter que les représentants de l’ancien régime et des belligérants ont été exclus de la réunion de Genève. Toutes les autres forces politiques soudanaises ont été invitées, quelle que soit leur position sur le conflit.

Cet atelier fait écho à un accord similaire conclu lors d’une réunion à Paris organisée par la France le 15 avril. Le séminaire de Paris n’a réuni que des acteurs civils, tandis que la réunion de Genève a également impliqué les mouvements armés signataires de l’accord de paix de Juba.

Sudan Tribune

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