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Au Soudan, les rebelles des FSR accusent le TPLF éthiopien de combattre aux côtés de l’armée soudanaise

Les rebelles soudanais des Forces de soutien rapide (FSR) accusent officiellement les combattants du Front populaire de libération du Tigré de combattre au Soudan en soutien aux Forces armées soudanaises (SAF).

La guerre civile a éclaté au Soudan en avril de l’année dernière, impliquant les Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par Hamdan Dagalo et les Forces armées soudanaises (SAF) dirigées par le chef militaire Abdel Fattah al Burhan. Plusieurs acteurs régionaux et internationaux sont impliqués dans la guerre civile soudanaise. Il y a environ un mois, l’armée soudanaise a déposé une plainte officielle auprès du Conseil de sécurité de l’ONU contre les Émirats arabes unis (EAU), accusant ces derniers de soutenir les FSR.

Les Forces de soutien rapide ont publié samedi une déclaration indiquant qu’elles disposaient de preuves documentées confirmant la présence de membres du Front populaire de libération du Tigré combattant aux côtés des forces d’Al Burhan contre les FSR.

Plus de 60 000 réfugiés du Tigré ont traversé la frontière du Soudan voisin depuis le Tigré pendant la guerre de deux ans dans le nord de l’Éthiopie qui s’est terminée en novembre 2022. Le gouvernement fédéral éthiopien et le gouvernement régional d’Amhara ont affirmé que les réfugiés étaient en fait des membres du TPLF et que la guerre militaire soudanaise les armait.

Les combattants du Tigré ont lancé à plusieurs reprises des attaques depuis le territoire soudanais contre les forces fédérales éthiopiennes et régionales d’Amhara en 2021 et 2022. Le TPLF et le gouvernement d’Amhara sont engagés dans un différend sur un territoire stratégique contesté qui partage une frontière avec le Soudan.

Le Tigré n’est actuellement pas connecté géographiquement au Soudan car la zone occidentale n’est pas sous le contrôle administratif du Tigré. Mais le TPLF a mis en garde le gouvernement fédéral, appelant à un rétablissement rapide de ses frontières.

Il semble que l’implication du Front populaire de libération du Tigré dans la guerre civile au Soudan soit liée à la nécessité éventuelle d’une offensive militaire du TPLF pour reconquérir la zone ouest.

Il est intéressant de noter que le gouvernement fédéral éthiopien est considéré comme favorable aux FSR, même si le chef rebelle, Hamdan Dagalo, et le chef des SAF, Abdul Fattah al Burhan, se sont rendus en Éthiopie l’année dernière.

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