Les importateurs de colis de faible valeur destinés à l’Afrique du Sud paieront bientôt une taxe sur la valeur ajoutée, a annoncé l’administration fiscale du pays, à titre de mesure provisoire visant à protéger l’industrie de l’habillement confrontée à une concurrence féroce de la part d’acteurs internationaux du commerce électronique tels que Shein.
L’Afrique du Sud emboîte ainsi le pas à d’autres pays et communautés, dont l’Union européenne qui discute de la suppression de sa limite de franchise de droits dans le cadre d’une réforme douanière.
L’administration fiscale sud-africaine a déclaré jeudi avoir « noté des inquiétudes légitimes exprimées concernant l’importation de plusieurs marchandises, en particulier des vêtements, via le commerce électronique par un certain nombre d’importateurs qui n’ont pas payé les droits de douane et la TVA obligatoires ».
Cette situation, ajoute-t-il, a entraîné une « concurrence déloyale ».
En raison du volume élevé des importations du commerce électronique, le SARS a déclaré avoir mis en place une « concession » pour les marchandises d’une valeur inférieure à 500 rands (27,25 dollars), ce qui signifiait que les importateurs payaient un taux forfaitaire de 20 % en lieu et place des droits de douane, et aucune TVA de 15%.
Pour répondre aux problèmes de concurrence et apporter plus de clarté aux importateurs de commerce électronique, le SARS a annoncé qu’il introduirait le 1er septembre une TVA en plus du taux forfaitaire actuel de 20 % sur les colis de faible valeur, à titre de mesure provisoire.
D’autres changements incluent la reconfiguration du taux forfaitaire de 20 % dans le régime de l’Organisation mondiale des douanes avec des taux de droits appropriés d’ici le 1er novembre, ajoute le communiqué.
Les détaillants de mode et de commerce électronique ont exhorté les régulateurs sud-africains à imposer des droits d’importation de 45 % sur toutes les importations de vêtements, quel que soit leur prix, afin d’égaliser les règles du jeu.
La société chinoise Shein, qui envisage d’entrer en bourse en Grande-Bretagne, attribue son succès à son « modèle commercial à la demande et à sa chaîne d’approvisionnement flexible ».