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Au Soudan, l’armée lance une vaste opération pour reprendre le contrôle total de la capitale Khartoum

L’armée soudanaise a lancé jeudi une opération visant à prendre le contrôle des zones de la capitale qui étaient aux mains de son ennemi, les paramilitaires Forces de soutien rapide (FSR).

Les médias soudanais ont fait état d’une augmentation des mouvements militaires et des frappes aériennes dans les districts de Khartoum et d’Omdurman, les plus intenses dans la région de la capitale depuis des mois.

Mohamed Ibrahim, porte-parole du ministère de la Santé à Khartoum, a déclaré dans un communiqué que quatre civils avaient été tués et 14 autres blessés lors des derniers combats dans le district de Karrari à Omdurman, une ville proche de la capitale soudanaise, Khartoum.

Un porte-parole militaire a confirmé que l’opération était en cours, mais a refusé de commenter davantage. Le chef de l’armée soudanaise, le général Abdel-Fattah Burhan, s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, affirmant que « nous avons fait tout ce que nous pouvions pour mettre fin à cette guerre et éloigner notre pays de la destruction en cours par la milice ».

Il a maintenu cette position lorsqu’il s’est adressé aux journalistes de la mission soudanaise auprès des Nations Unies jeudi soir.

« L’opération en cours à Khartoum vise à préserver l’intégrité de notre pays, la sécurité de notre population et de nos forces armées », a-t-il déclaré.

« La solution militaire est la dernière », a poursuivi Burhan. « Nous aspirons à une solution pacifique qui épargne aux gens davantage de souffrances, davantage de faim et davantage de déplacements. »

La « lutte de pouvoir brutale » entre les généraux en guerre au Soudan a « déclenché une violence horrible », notamment des viols généralisés, et une « catastrophe humanitaire se déroule à mesure que la famine se propage », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors du rassemblement annuel de haut niveau des 193 membres de l’ONU mardi.

L’Arabie saoudite, les États-Unis, l’Union européenne et les Nations Unies se sont réunis mercredi sans résultats mesurables pour exhorter les parties belligérantes au Soudan à suspendre les combats et à permettre à l’aide d’atteindre les civils.

« Plus de 25 millions de Soudanais sont confrontés à une faim aiguë », a déclaré mercredi l’ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, dans un communiqué. « Quelque 11 millions de personnes ont fui leurs foyers dans ce qui est devenu la pire crise humanitaire de la planète… Nous devons contraindre les parties belligérantes à accepter des pauses humanitaires. »

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