Le président William Ruto a nommé Kithure Kindiki au poste de vice-président, quelques heures après que le Sénat a confirmé la destitution de Rigathi Gachagua.
Le président de l’Assemblée nationale a informé les députés qu’il avait reçu une notification du président Ruto le vendredi 18 octobre au matin à ce sujet.
Kindiki est l’actuel ministre de l’Intérieur et de l’Administration nationale.
Cette évolution intervient après que le Sénat a confirmé jeudi 17 octobre au soir la destitution de Gachagua, après que les sénateurs ont convenu que l’Assemblée nationale avait étayé certains des motifs de sa destitution.
Gachagua a été reconnu coupable par le Sénat de « violations flagrantes » de la constitution, notamment de menaces contre des juges et de pratique politique de division ethnique, mais il a été innocenté d’autres accusations, notamment de corruption et de blanchiment d’argent.
Kindiki, 52 ans, est un universitaire devenu un poids lourd de la politique qui s’est fait connaître lorsqu’il a défendu Ruto devant la Cour pénale internationale.
Bien que loué par ses partisans pour son sens commun, le professeur de droit a été critiqué pour des allégations de brutalité policière lors des manifestations antigouvernementales parfois meurtrières qui ont secoué le Kenya de juin à août cette année.
Il a également fait l’objet d’un examen minutieux concernant sa fortune de 5,4 millions de dollars, qui, selon lui, provient en grande partie de son cabinet d’avocats et d’autres petites entreprises.
En 2011, Ruto – alors député de l’opposition – a choisi Kindiki pour rejoindre son équipe juridique pour sa défense contre les accusations de crimes contre l’humanité devant la CPI suite aux violences tribales post-électorales de 2007-2008 qui ont fait plus de 1 100 morts.