Des frappes de drones menées par l’armée malienne ont tué huit chefs rebelles touaregs dans la ville de Tinzaouatine, dans le nord du pays, a déclaré dimanche un porte-parole des rebelles. C’était la première fois depuis le début de la rébellion en 2012 qu’autant de dirigeants tauregs étaient tués au cours d’une seule attaque.
« Plusieurs frappes synchronisées de drones ont martyrisé un dirigeant de l’Azawad le 1er décembre 2024 à Tinzaouatine, près de la frontière algérienne », a déclaré le porte-parole Mohamed Elmaouloud Ramadane dans un communiqué.
Azawad est le terme utilisé par les séparatistes pour désigner le nord du Mali. Le communiqué des séparatistes liste les noms de huit chefs touareg, dont le plus connu est Fahad Ag Al Mahmoud, secrétaire général du Gatia, un groupe armé touareg.
Dimanche soir, l’état-major des forces armées maliennes a confirmé la mort des chefs rebelles, qu’il a qualifiés de terroristes, « au cours d’une opération spéciale ». Le communiqué militaire a été diffusé sur la chaîne de télévision nationale malienne ORTM.
L’attaque de l’armée malienne a eu lieu un jour après que les groupes armés du nord ont annoncé leur fusion en une seule entité politico-militaire, désormais appelée Front de libération de l’Azawad. La mission du nouveau groupe est « la libération totale de l’Azawad et la formation de l’Autorité de l’Azawad », a déclaré Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole des groupes, dans un communiqué daté du 30 novembre.