Le parti au pouvoir aux Comores a remporté 28 des 33 sièges au Parlement, selon les résultats des élections annoncés mardi.
Cela signifie que le parti de la Convention pour le renouveau des Comores du président Azali Assoumani a conservé sa majorité dans l’archipel de l’océan Indien. Les résultats ont été annoncés par la commission électorale et doivent être confirmés par la Cour suprême.
L’élection de dimanche a été boycottée par certains partis d’opposition, qui avaient déjà accusé le CRC au pouvoir de fraude électorale.
Mahamoud Fakridine, ministre en charge des élections, salue le choix du peuple et relativise les critiques de l’opposition : « Je crois que le peuple a tranché. Je ne dis pas que tout était parfait, mais je crois qu’il y a eu beaucoup d’exagérations dans certains faits. Malheureusement c’est aussi pour eux une manière de se défendre plutôt que de dire on n’a pas été à la hauteur ou on n’a pas été en mesure de battre les candidats du pouvoir, on préfère dire qu’il y a eu de la triche. C’est aussi un moyen de défense. »
L’Opposition unie des Comores continue d’affirmer que le processus est entaché d’irrégularités. Elle a décidé de se retirer du processus électoral. Me Fahmi Saïd Ibrahim El Maceli, ancien parlementaire et aujourd’hui candidat indépendant, s’est qualifié pour le second tour. Il dénonce lui aussi des dysfonctionnements, mais reste dans la course : « Je voudrais juste rappeler que je suis un candidat indépendant donc je n’ai pas été dans le cadre d’un parti politique. Il y a eu beaucoup d’irrégularités et ce, d’autant que les présidents et les secrétaires des bureaux de vote ont été choisis au sein du parti du pouvoir. Pour le scrutin à venir, nous demanderons une transparence et des garanties nécessaires afin que le scrutin se passe dans les meilleures conditions ».
La Commission électorale promet de sanctionner les membres des bureaux de vote qui ont enfreint les règles. Les candidats ont jusqu’au vendredi 17 janvier pour déposer leurs recours à la cour suprême.