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MSF condamne l’attaque meurtrière contre un hôpital au Soudan du Sud

Au moins sept personnes ont été tuées après qu’un hôpital d’une région reculée du Soudan du Sud a été la cible d’un bombardement aérien, a annoncé samedi Médecins Sans Frontières.

L’établissement médical est situé dans la ville d’Old Fangak, au nord du pays, à environ 475 kilomètres de Juba, la capitale.

MSF a publié un communiqué condamnant l’attaque contre son hôpital, considéré comme la seule source de soins médicaux pour 40 000 habitants, dont de nombreuses personnes déplacées par les inondations.

L’attaque a commencé peu après 4 heures du matin lorsque deux hélicoptères de combat ont largué une bombe sur une pharmacie, la réduisant en cendres, selon le communiqué. Outre sept morts, 20 personnes ont été blessées, selon le communiqué.

MSF a déclaré que l’attaque constituait « une violation flagrante du droit international ».

Les raisons pour lesquelles l’établissement a été pris pour cible n’ont pas été immédiatement précisées. D’autres frappes ont eu lieu quelques heures plus tard près d’un marché à Old Fangak, provoquant une panique généralisée et le déplacement de civils, selon plusieurs témoins oculaires.

Old Fangak est l’une des principales villes du comté de Fangak, une région du pays à l’ethnie Nuer, historiquement associée au parti d’opposition fidèle à Riek Machar, premier vice-président du Soudan du Sud, actuellement assigné à résidence pour subversion.

La ville est ravagée depuis 2019 par des inondations qui laissent peu de possibilités aux habitants d’échapper aux combats.

L’attaque de l’hôpital est la dernière escalade en date d’une offensive menée par le gouvernement contre les groupes d’opposition à travers le pays.

Depuis mars, les troupes gouvernementales, appuyées par des soldats ougandais, ont mené des dizaines de frappes aériennes ciblant des zones de l’État voisin du Haut-Nil.

Plusieurs ambassades occidentales, dont celle des États-Unis, ont déclaré vendredi dans un communiqué que la situation politique et sécuritaire au Soudan du Sud s’était « nettement dégradée » ces derniers jours.

Les ambassades ont exhorté le président Salva Kiir à lever l’assignation à résidence de Machar et ont appelé à un « retour urgent au dialogue en vue de parvenir à une solution politique ».

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