Le Ghana a déclaré jeudi qu’il considérait le plan d’autonomie marocain comme la seule base pour régler le conflit du Sahara occidental dans le cadre de l’ONU, s’alignant ainsi sur un nombre croissant de pays occidentaux, africains et arabes qui soutiennent la position de Rabat sur ce différend.
Ce conflit, longtemps gelé, oppose le Maroc, qui considère ce territoire désertique comme le sien, au front Polisario, soutenu par l’Algérie, qui aspire à y créer un État indépendant.
Le Ghana considère le plan d’autonomie comme « la seule base réaliste et durable pour une solution mutuellement convenue à la question », indique un communiqué conjoint publié à l’issue des entretiens entre le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, et son homologue marocain, Nasser Bourita, à Rabat.
L’ONU devrait rester le cadre exclusif pour trouver une solution à ce problème, précise le communiqué.
Cette position a été exprimée quelques jours après des positions similaires du Kenya et du Royaume-Uni, reflétant un changement diplomatique en faveur du Maroc.
Le Ghana et le Maroc ont également convenu de promouvoir la coopération en matière de défense et de travailler sur un accord d’exemption de visa.
Le Maroc étant le siège du géant des engrais et des phosphates OCP, les deux pays ont convenu de coopérer en matière de sécurité alimentaire, précise le communiqué.
Les engrais marocains aideront le Ghana à développer la cacaoculture et à réduire sa dépendance aux importations alimentaires, d’une valeur de 3 milliards de dollars par an, a déclaré Okudzeto Ablakwa aux journalistes.
Le Ghana, partie prenante de l’accord sur le pipeline Maroc-Nigéria, soutient l’initiative marocaine visant à aider les États enclavés du Sahel à accéder au commerce mondial par l’Atlantique, a-t-il déclaré. Le ministre marocain Bourita a déclaré que la position du Ghana sur le conflit était propice à la coopération bilatérale.
Le plan d’autonomie marocain a pris de l’ampleur depuis que les États-Unis ont reconnu la souveraineté de Rabat sur le territoire contesté en 2020, suivis par la France en juillet dernier.