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La cheffe des forces de maintien de la paix de l’ONU au Congo rencontre les dirigeants de l’AFC/M23

La cheffe de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Congo a rencontré vendredi à Goma les dirigeants du groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda. Il s’agissait de sa première visite dans cette ville, à l’est du pays, depuis sa prise par la rébellion.

La réunion a notamment porté sur le mandat de la mission de maintien de la paix, la MONUSCO, notamment sur la protection des civils.

“La MONUSCO reste disposée à apporter des appuis nécessaires à toutes les initiatives de paix, en cours, en vue de parvenir à une solution pacifique à la crise actuelle en République démocratique du Congo” a indiqué Bintou Keita dans le communiqué sanctionnant la rencontre.

La cheffe de la mission, Bintou Keita, a rencontré Corneille Nangaa, chef de l’Alliance du fleuve Congo, dont fait partie le M23, ainsi que d’autres représentants.

Je suis venue à Goma dans un esprit d’écoute et d’échange. Cette visite intervient à un moment critique dans un contexte de tension persistante, et à quelques jours de mon briefing devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Aujourd’hui, j’ai rencontré le leadership de l’Alliance Fleuve Congo AFC/M23″, a expliqué Bintou Keita.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une continuité d’efforts conjoints entamée depuis quelques mois au profit de la population, selon elle. 

Les chefs rebelles « ont exprimé leur volonté de trouver une solution pacifique à la crise », a déclaré Mme Keita.

Le conflit qui dure depuis des décennies dans l’est du Congo s’est intensifié en janvier, lorsque le M23, soutenu par le Rwanda, a progressé et s’est emparé de la ville stratégique de Goma, dans la province du Nord-Kivu, puis de Bukavu en février.

Bien que l’armée congolaise et le M23 aient convenu de travailler à une trêve en avril, les combats entre les deux camps se poursuivent.

La réunion de vendredi a eu lieu alors que les rebelles ont récemment été accusés d’avoir commis de possibles crimes de guerre dans les territoires qu’ils contrôlent.

En mai, Amnesty International a déclaré que les rebelles avaient tué, torturé et soumis à des disparitions forcées des détenus civils à Goma et à Bukavu.

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