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La police kenyane arrête le militant des droits de l’homme Mwangi pour son rôle dans des manifestations meurtrières

La police kenyane a arrêté le militant des droits de l’homme Boniface Mwangi et prévoit de le traduire en justice lundi, soupçonné d’avoir facilité des « actes terroristes » liés aux manifestations antigouvernementales meurtrières du mois dernier, a annoncé la police dimanche.

La Direction des enquêtes criminelles (DCI) a déclaré sur X que des enquêteurs avaient arrêté Mwangi à son domicile dans le comté de Machakos samedi et saisi « deux grenades lacrymogènes non utilisées et une balle à blanc de 7,62 mm », ainsi que deux téléphones portables, un ordinateur portable et des carnets.

Outre les accusations de terrorisme, Mwangi devrait également être inculpé pour possession illégale de munitions, selon le message de X.

Des centaines de Kenyans sont descendus dans la rue le mois dernier après la mort en garde à vue du blogueur politique Albert Ojwang, ravivant un mouvement de protestation alimenté par la colère face au coût de la vie et à ce que les militants qualifient de brutalités policières et de corruption.

La Commission nationale kenyane des droits de l’homme, financée par le gouvernement, a déclaré que 19 personnes avaient été tuées lors des manifestations du 25 juin, auxquelles DCI faisait référence dans son article sur Mwangi. 31 autres personnes ont été tuées lors de la reprise des manifestations le 7 juillet, a indiqué la commission.

Les manifestants sont pour la plupart des jeunes adultes en quête d’emploi qui s’organisent via les réseaux sociaux.

Mwangi est un militant reconnu qui s’est présenté aux élections législatives sur un programme anti-corruption.

En mai, il a été arrêté et expulsé de Tanzanie voisine, où il s’était rendu pour assister à une audience dans une affaire de trahison contre le leader de l’opposition détenu Tundu Lissu.

Il a déclaré par la suite que des membres des forces de sécurité tanzaniennes l’avaient agressé sexuellement pendant sa détention et a déposé vendredi une plainte auprès de la Cour de justice de l’Afrique de l’Est en lien avec ces allégations.

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