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RDC : peine de mort requise contre l’ancien président Joseph Kabila

La peine de mort a été requise vendredi à Kinshasa contre l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, jugé par contumace pour complicité avec le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda.

Le général Lucien René Likulia, représentant du ministère public, a appelé les juges de la Haute cour militaire à condamner « à la peine de mort » M. Kabila pour « crimes de guerre », « trahison », et « organisation d’un mouvement insurrectionnel », ainsi qu’à 20 ans de prison pour « apologie de crimes de guerre » et 15 ans de prison pour « complot ».

Joseph Kabila a passé 18 ans au pouvoir entre 2001 et 2018. Il est à l’étranger depuis fin 2023, principalement en Afrique du Sud. Il a été vu pour la dernière fois en public dans un territoire tenu par les rebelles, dans l’est instable de la RD Congo.

Il est recherché au Congo pour crimes contre l’humanité, notamment pour son rôle dans le massacre de civils.

Le ministère public a affirmé que « le prévenu envisageait de renverser par les armes le régime constitutionnel en place », avec l’aide notamment de Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) lors du scrutin présidentiel de décembre 2018, avant de rallier le M23 en 2023 et d’en devenir le responsable de la branche politique, l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

En avril, Kabila a annoncé son retour au Congo pour contribuer à la paix dans l’est du pays, ravagé par la guerre. Le gouvernement congolais a rapidement interdit son parti politique plus tard dans le mois et saisi ses biens.

En mai, le Sénat congolais a voté la levée de l’immunité de Kabila.

Fin mai, Kabila a fait une apparition dans l’est du pays, tenu par les rebelles, pour rencontrer des chefs religieux.

La crise qui sévit depuis longtemps dans l’est du Congo s’est intensifiée cette année lorsque les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, se sont emparés de vastes territoires riches en minerais en janvier.

« Il s’agit d’un acte d’acharnement et de persécution contre un membre de l’opposition », a déclaré Ferdinand Kambere, secrétaire du parti politique de Kabila.

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