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Le Gabon organise ses premières élections législatives et locales après le coup d’État militaire de 2023

Les Gabonais ont voté samedi pour les premières élections législatives et locales depuis le coup d’État militaire de 2023 qui a mis fin à une dynastie politique vieille de cinquante ans.

Plus de 900 000 Gabonais sont inscrits pour élire des députés et des conseillers locaux afin de remplacer les fonctionnaires nommés par l’armée après le coup d’État.

Le général Brice Clotaire Oligui Nguema a renversé le président Ali Bongo Ondimba, accusé de gouvernance irresponsable, et remporté en avril l’élection présidentielle, marquant le retour à la démocratie constitutionnelle.

À Libreville, le scrutin a commencé avec un léger retard dû aux pluies matinales. Les électeurs se sont rassemblés depuis 8 heures du matin, faisant la queue devant les bureaux de vote.

Les principaux partis en lice sont le Parti démocratique gabonais (PDG), ancien parti au pouvoir qui a remporté toutes les élections depuis sa création en 1968, jusqu’à son renversement en 2023, et l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), fondée il y a seulement trois mois par Oligui Nguema. Plusieurs petits partis, sous-financés, ont également présenté des candidats.

Le scrutin de samedi élit 145 députés à l’Assemblée nationale, dont deux représenteront les Gabonais résidant à l’étranger. Les élections locales concernent les conseillers municipaux, qui éliront indirectement les 70 sénateurs, maires et présidents des assemblées régionales.

Le pays est régi par un régime présidentiel en vertu de la Constitution adoptée par référendum l’année dernière. Le pouvoir législatif est limité et le Parlement ne peut renverser le gouvernement.

Le Parlement gabonais a également adopté un nouveau code électoral controversé en début d’année, autorisant les militaires à se présenter, y compris Oligui Nguema, à l’élection présidentielle d’avril.

Le Gabon connaît un taux de chômage très élevé, notamment chez les jeunes diplômés. Le pays souffre d’un manque d’infrastructures, notamment de routes reliant les provinces régionales et de services sociaux de base, notamment pour améliorer l’approvisionnement en eau potable de la population.

Le dépouillement débutera après la fermeture des bureaux de vote à 18h (17h GMT) en présence d’observateurs et de la presse, selon le ministre de l’Intérieur, qui s’est engagé à organiser des élections libres, crédibles et transparentes. Les premiers résultats sont attendus dimanche.

Un second tour est prévu le 11 octobre dans les circonscriptions où aucun candidat n’a obtenu la majorité absolue au premier tour.

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