La Guinée organisera le 28 décembre sa première élection présidentielle depuis le coup d’État de 2021, selon un décret lu à la télévision d’État. L’annonce a été faite samedi, au lendemain de la validation par la Cour suprême des résultats du référendum approuvant la nouvelle constitution qui pourrait permettre au chef du coup d’État, Mamady Doumbouya, de se présenter. Doumbouya n’a pas indiqué s’il comptait le faire.
La Guinée occupe une place importante sur la scène financière internationale, car elle abrite les plus grandes réserves mondiales de bauxite. Elle possède également le gisement de fer inexploité le plus riche au monde, à Simandou.
Certains pays ayant connu des coups d’État, comme le Tchad et le Gabon, ont depuis organisé des élections marquant officiellement la transition vers un régime civil, tandis que d’autres, comme le Mali et le Niger, ont approuvé de longues périodes de transition sans qu’un vote ne soit nécessaire.
Le gouvernement de Doumbouya a proposé une transition de deux ans jusqu’à la tenue d’élections en 2022 après avoir négocié avec la CEDEAO, mais il n’a pas respecté ce délai.
La nouvelle constitution remplace le cadre transitoire qui interdisait aux membres du gouvernement de transition de se présenter aux élections, ouvrant ainsi la voie à la candidature de Doumbouya. La nouvelle constitution introduit également des changements institutionnels, tels que l’allongement du mandat présidentiel, de cinq à sept ans, renouvelable une fois, et la création d’un nouveau Sénat.
Elle a été adoptée avec 89 % des voix, selon les résultats publiés vendredi soir par la Cour suprême, qui ont établi le taux de participation à 92 %.
Les opposants politiques ont contesté ce taux de participation, affirmant qu’il ne correspondait pas à leurs observations dans les bureaux de vote, qui indiquaient une faible participation électorale.
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