A LA UNE COTE D'IVOIRE Politique

Côte d’Ivoire : le candidat de l’opposition Jean-Louis Billon concède sa défaite à la présidentielle face à Ouattara

L’ancien ministre ivoirien du Commerce, Jean-Louis Billon, a concédé sa défaite face au président sortant, Alassane Ouattara, à l’élection présidentielle. Les premiers résultats partiels placent ce dernier largement en tête à l’échelle nationale.

« Les premiers résultats placent le président sortant, M. Alassane Ouattara, en tête, le désignant comme vainqueur de cette élection présidentielle », a déclaré M. Billon dans un communiqué, félicitant le président dimanche.

Billon figurait parmi les quatre candidats de l’opposition en lice contre Ouattara.

Il n’a pas réussi à obtenir le soutien du PDCI, parti d’opposition dirigé par Tidjane Thiam, l’ancien directeur général du Crédit Suisse, exclu du scrutin.

Dimanche, la Commission électorale indépendante (CEI) a commencé à annoncer les résultats partiels du scrutin de samedi à la télévision nationale.

Près de neuf millions d’Ivoiriens étaient en droit de voter lors d’une élection marquée par une opposition divisée, encore plus handicapée par l’exclusion de deux candidats de premier plan.

Les principaux rivaux de Ouattara – l’ancien président Laurent Gbagbo et Thiam – ont été exclus du scrutin, Gbagbo étant condamné pénalement et Thiam ayant acquis la nationalité française.

Cela a donné lieu à des manifestations pré-électorales et à des appels au boycott du scrutin de certains milieux.

Bien que le taux officiel de participation ne soit pas encore connu, le président de la commission électorale, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, l’avait précédemment estimé à environ 50 %.

Les bureaux de vote d’Abidjan et des zones historiquement favorables à l’opposition du sud et de l’ouest étaient quasiment vides, a rapporté l’AFP. Parallèlement, l’AFP a indiqué que les électeurs se sont massivement déplacés dans le nord, où Ouattara bénéficiait de la majorité de ses soutiens.

Avec l’abandon de ses principaux prétendants, Ouattara était largement favori. Le scrutin de samedi rappelle celui de 2020, où il avait obtenu 94 % des voix, avec un taux de participation légèrement supérieur à 50 %, un scrutin alors boycotté par le principal parti d’opposition.

Aucun des quatre candidats face à Ouattara ne représentait un grand parti ni n’avait l’influence du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RDP) au pouvoir.

1 Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

X