La République démocratique du Congo (RDC) et le groupe paramilitaire M23, soutenu par le Rwanda, ont signé samedi au Qatar un nouvel accord-cadre de paix visant à mettre fin aux combats qui ravagent l’est du pays.
Le Qatar, de concert avec les États-Unis et l’Union africaine, mène depuis des mois des négociations pour tenter de résoudre le conflit dans l’est de la RDC, une région riche en minerais où le M23 a pris le contrôle de villes stratégiques.
La RDC et le M23 avaient déjà signé un accord de cessez-le-feu et un précédent accord-cadre dans l’émirat du Golfe en juillet. Malgré cet accord, des violations ont été signalées, les deux camps s’accusant mutuellement de rompre la trêve.
La signature du nouvel accord, l’Accord-cadre de Doha pour un accord de paix global, a eu lieu lors d’une cérémonie en présence de représentants des parties belligérantes, des États-Unis et du Qatar.
Lors de la cérémonie, le négociateur en chef du Qatar, Mohammed Al-Khulaifi, a qualifié l’accord d’« historique », ajoutant que les médiateurs poursuivraient leurs efforts pour instaurer la paix sur le terrain.
Depuis qu’il a repris les armes fin 2021, le groupe armé M23 s’est emparé de vastes territoires dans l’est de la RDC avec le soutien du Rwanda, déclenchant une crise humanitaire qui s’aggrave.
Des milliers de personnes ont été tuées lors d’une offensive éclair menée par le M23 en janvier et février, au cours de laquelle le groupe s’est emparé des capitales provinciales de Goma et Bukavu.
L’accord de juillet, signé à Doha, faisait suite à un précédent accord de paix distinct conclu entre les gouvernements congolais et rwandais à Washington en juin.