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Tentative de coup d’État au Bénin

Un groupe de soldats est apparu à la télévision d’État béninoise pour annoncer la dissolution du gouvernement, dans ce qui semble être un coup d’État, le dernier d’une longue série en Afrique de l’Ouest.

Ce groupe, se faisant appeler le Comité militaire pour la refondation, a annoncé dimanche la destitution du président et de toutes les institutions de l’État.

Le lieutenant-colonel Pascal Tigri a été nommé président du Comité militaire, ont déclaré les soldats.

L’armée affirme toutefois avoir repris le contrôle de la capitale, Cotonou. Le président Patrice Talon aurait également été mis en sécurité.

« Il s’agit d’un groupuscule de personnes qui ont uniquement la télévision. L’armée régulière reprend le contrôle. La ville (Cotonou, la capitale) et le pays sont totalement sécurisés, le président et sa famille aussi », a dit à l’AFP une source militaire dans l’entourage de Patrice Talon.

Les faits se sont déroulés tôt, dimanche matin. La maison du président Patrice Talon, située dans le quartier le Guézo, à Cotonou, a été attaquée. Les militaires conduits par le lieutenant-colonel Pascal Tigri ont pris la télévision publique et annoncé à la télévision « démettre de ses fonctions » le président Talon. Le lieutenant-colonel Pascal Tigri s’est déclaré président du Comité militaire pour la refondation (CMR).

Après son indépendance en 1960, le pays a connu de nombreux coups d’État, notamment au cours des décennies suivantes. Depuis 1991, le pays jouissait d’une stabilité politique grâce aux deux décennies de règne de Mathieu Kérékou, marxiste-léniniste qui avait rebaptisé le pays République populaire du Bénin.

Le président Patrice Talon est au pouvoir depuis 2016 et doit quitter ses fonctions en avril prochain après l’élection présidentielle.

Le candidat du parti Talon, l’ancien ministre des Finances Romuald Wadagni, est le favori pour remporter l’élection. Le candidat de l’opposition, Renaud Agbodjo, a été invalidé par la commission électorale, faute de soutiens suffisants.

Le mois dernier, le Parlement a prolongé le mandat présidentiel de cinq à sept ans, maintenant ainsi la limite de mandats à deux.

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