Israël a défendu sa reconnaissance officielle de la République autoproclamée du Somaliland, a rapporté Reuters mardi. Cependant, plusieurs pays membres des Nations Unies se sont interrogés sur les véritables objectifs de cette décision : déplacer les Palestiniens de Gaza ou établir des bases militaires.
« Il ne s’agit pas d’une mesure hostile envers la Somalie, ni d’une exclusion du dialogue futur entre les parties. Cette reconnaissance n’est pas un acte de défiance, mais une opportunité », a déclaré lundi Jonathan Miller, ambassadeur adjoint d’Israël auprès des Nations Unies, devant le Conseil de sécurité de l’ONU.
La reconnaissance du Somaliland par Israël lui offre un partenaire stratégique potentiel pour contrer les Houthis du Yémen, qui, durant la guerre de Gaza, ont affronté Israël et dont les attaques contre des navires en mer Rouge ont perturbé le trafic maritime.
La représentante adjointe des États-Unis auprès des Nations Unies, Tammy Bruce, a comparé la reconnaissance par Israël du Somaliland comme État indépendant aux mesures prises par plusieurs pays pour reconnaître un État palestinien, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) convoquée lundi pour examiner cette question.
« Le double discours persistant et le manque de clarté de ce Conseil détournent l’attention de sa mission de maintien de la paix et de la sécurité internationales », a déclaré Mme Bruce dans son discours.