A LA UNE Société SOUDAN DU SUD

Le gouvernement du Soudan du Sud affirme que l’avancée des rebelles constitue une « grave menace pour la paix »

Le gouvernement du Soudan du Sud a exhorté mardi les forces d’opposition à cesser les combats, affirmant que l’avancée des rebelles et les affrontements en cours, qui ont déjà provoqué des déplacements massifs de population dans l’État de Jonglei, menaçaient de raviver la guerre civile.

Selon les Nations Unies, les affrontements entre les forces gouvernementales et les combattants fidèles à l’Armée populaire de libération du Soudan en opposition (SPLA-IO) atteignent une ampleur inédite depuis 2017.

Le gouvernement a annoncé que ses forces avaient repoussé les offensives rebelles dans l’État de Jonglei, qui s’étend de la frontière éthiopienne jusqu’au centre du Soudan du Sud.

« L’opération de sécurité en cours dans le nord de l’État de Jonglei est une mesure légitime et nécessaire visant à stopper l’avancée des forces rebelles, à rétablir l’ordre public et à protéger les civils », a déclaré Ateny Wek Ateny, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement, dans un communiqué.

« Le gouvernement appelle le SPLM/A, dans l’opposition, à cesser immédiatement les hostilités… Toute action qui compromet l’Accord de 2018 constitue une grave menace pour la paix et met en péril le processus de transition en cours », a-t-il ajouté.

Dimanche, l’armée du Soudan du Sud a ordonné l’évacuation de tous les civils et du personnel de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) ainsi que d’autres organisations humanitaires de trois comtés de l’État de Jonglei, en prévision de son opération contre les forces d’opposition.

Un porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que la mission partageait les inquiétudes quant au fait que les combats pourraient mettre en danger des centaines de milliers de civils.

« La mission met également en garde contre l’escalade des discours de haine qui alimente les tensions ethniques et risque d’entraîner les populations civiles dans le conflit », a déclaré le porte-parole.

La MINUSS a indiqué dimanche qu’au moins 180 000 personnes avaient déjà été déplacées par les combats dans l’État de Jonglei.

La guerre civile de 2013-2018, qui a opposé les forces du président Salva Kiir à celles fidèles à son vice-président, Riek Machar, s’est déroulée sur des bases largement ethniques et a fait environ 400 000 morts.

Riek Machar est actuellement jugé pour trahison après qu’une milice ethnique, historiquement liée à l’APLS-IO, a pris d’assaut une base militaire dans la ville de Nasir, au nord-est du pays, l’année dernière.

1 Comment

Répondre à Kiley2265 Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

X