L’Éthiopie a officiellement accusé l’Érythrée d’intensifier son agression militaire en déployant des troupes plus profondément en territoire éthiopien et en collaborant avec des groupes armés opérant le long de ses frontières. Elle exige le retrait immédiat des forces érythréennes et la fin de tout soutien aux groupes rebelles.
Dans une lettre datée du 7 février et adressée au ministre érythréen des Affaires étrangères, Osman Saleh Mohammed, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothews Hessebon, a déclaré que les forces érythréennes occupaient, « depuis un certain temps », le territoire éthiopien et fournissaient un soutien matériel à des groupes armés opérant dans le pays.
Le ministre a ajouté que les appels répétés de l’Éthiopie à remédier à ce qu’elle qualifie de violations de sa souveraineté et de son intégrité territoriale étaient restés sans réponse.
D’après la lettre, les récents événements signalent une « nouvelle escalade », notamment ce que l’Éthiopie décrit comme une incursion des troupes érythréennes plus profondément dans les zones frontalières du nord-est et des manœuvres militaires conjointes menées par les forces érythréennes aux côtés de groupes armés non identifiés le long de la frontière nord-ouest.
« Il ne s’agit pas de simples provocations, mais d’actes d’agression pure et simple », affirme la lettre.
Malgré ces accusations, le gouvernement éthiopien a déclaré rester ouvert au dialogue, soulignant que des décennies de conflit ont façonné les relations entre les deux pays.