Le Kenya a intensifié ses efforts mercredi pour alléger ses tensions financières, annonçant le rachat d’un montant maximal de 500 millions de dollars de sa dette existante et l’émission d’obligations de remplacement à plus long terme pour financer cette opération.
Le ministre des Finances, John Mbadi, avait déclaré la semaine dernière qu’il était possible d’assouplir davantage la courbe des emprunts du pays, après que le gouvernement ait eu recours aux marchés financiers à deux reprises l’an dernier, notamment pour rembourser des obligations arrivant à échéance.
Concrètement, le gouvernement a lancé mercredi des appels d’offres de rachat portant sur un montant maximal de 350 millions de dollars pour son obligation à 8 % échéant en 2032 et sur un montant maximal de 150 millions de dollars pour son obligation à 7,25 % échéant en 2028, intérêts courus compris, comme indiqué dans un avis réglementaire.
L’offre, qui se clôturera le 25 février, s’accompagnera de l’émission d’une obligation en dollars à deux tranches, d’une échéance moyenne pondérée de sept et douze ans.
Cette initiative de gestion proactive de la dette arrivant à échéance fait suite à une grave crise de marché en 2024, lorsque les inquiétudes concernant la capacité du pays à rembourser sa dette ont entraîné une dégradation de sa notation de crédit et une chute de sa monnaie, le shilling.
Le Kenya est le dernier pays africain en date à profiter du fort appétit actuel des investisseurs pour la dette des marchés émergents, à haut rendement mais plus risquée.