La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan s’est entretenue lundi avec son homologue ghanéen, John Dramani Mahama. Les deux dirigeants se sont engagés à renforcer leur coopération dans les domaines du commerce, de l’emploi des jeunes, de la finance numérique et de la connectivité régionale.
Selon un communiqué de la Direction de la communication présidentielle de la Tanzanie, les discussions ont porté sur le renforcement des liens économiques entre la Tanzanie et le Ghana, notamment en matière de valorisation des produits, de développement industriel et d’innovation numérique.
Les deux dirigeants ont souligné la nécessité de dynamiser les échanges commerciaux et les investissements en favorisant la valorisation des ressources nationales et en réduisant la dépendance aux exportations de matières premières.
Le président Mahama a présenté les mesures prises par le Ghana pour industrialiser ses secteurs minier et cacaoyer, afin d’accroître les recettes intérieures et de créer des emplois.
La présidente Samia a, quant à elle, déclaré que la Tanzanie intensifiait ses efforts pour renforcer son tissu industriel, notamment par la valorisation des produits agricoles et miniers, tout en se positionnant comme une plateforme logistique et de transformation majeure dans la région.
Elle a ajouté que la Tanzanie souhaitait tirer profit de l’expérience ghanéenne en matière de transformation industrielle et de valorisation des minéraux.
Concernant l’emploi des jeunes, les dirigeants se sont engagés à développer leur collaboration dans les domaines de la formation, de l’innovation et de l’entrepreneuriat, soulignant l’urgence de doter les jeunes de compétences pratiques répondant aux besoins du marché du travail.
Ils ont également souligné l’importance de créer un environnement commercial favorable pour permettre aux entreprises dirigées par des jeunes de prospérer.
Dans le domaine de l’économie numérique, la présidente Samia a mis en avant les progrès réalisés par la Tanzanie en matière de renforcement des systèmes financiers numériques et d’amélioration de la cybersécurité, les qualifiant de piliers essentiels à une croissance économique inclusive.
Elle a indiqué que l’expérience du Ghana en matière de technologies financières et de plateformes de paiement numérique offrait de précieux enseignements à la Tanzanie, notamment pour favoriser l’inclusion financière et l’efficacité des services.
Les deux dirigeants se sont également engagés à promouvoir la coopération scientifique et technologique, notamment par le biais d’échanges de connaissances et d’initiatives conjointes visant à renforcer les écosystèmes d’innovation dans les deux pays.
Les transports et la connectivité ont occupé une place importante dans les discussions, les deux parties proposant l’introduction de vols directs entre la Tanzanie et le Ghana par la compagnie Air Tanzania (ATCL).
Ils ont affirmé que cette mesure faciliterait les déplacements, stimulerait le tourisme, renforcerait les liens commerciaux et approfondirait les relations entre les peuples, non seulement entre les deux pays, mais aussi sur l’ensemble du continent africain.
La visite du président Mahama intervient à un moment où les deux nations cherchent à consolider leurs partenariats économiques dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Les dirigeants ont réaffirmé leur engagement à promouvoir l’intégration régionale et à développer le commerce intra-africain.
Plus tard dans la journée, le président Mahama devait assister à l’ouverture officielle de l’année judiciaire de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples et participer aux commémorations marquant le 20ème anniversaire de la création de la Cour en 2006.
La Cour africaine, dont le siège est à Arusha, joue un rôle central dans la promotion de la justice, des droits de l’homme et de l’état de droit sur le continent.
Cette visite souligne le renforcement des liens diplomatiques et économiques entre la Tanzanie et le Ghana, les deux pays cherchant à conjuguer leurs efforts pour favoriser un développement durable et une prospérité partagée.
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