La Cour constitutionnelle de la République du Congo a confirmé samedi la victoire du président Denis Sassou-N’Guesso à l’issue des récentes élections, lui accordant un cinquième mandat avec 94,90 % des voix.
« Le président Denis Sassou-N’Guesso est élu avec 94,90 % des suffrages, soit la majorité absolue », a déclaré Auguste Iloki, président de la Cour constitutionnelle, à l’issue de l’audience.
Les résultats provisoires, annoncés le 17 mars par le ministre de l’Intérieur Raymond Zephirin Mboulou, plaçaient déjà M. Sassou-N’Guesso en tête avec 94,82 % des voix.
Six autres candidats étaient en lice pour la magistrature suprême de ce pays qui possède l’une des plus importantes réserves de pétrole d’Afrique subsaharienne.
Deux de ses adversaires avaient contesté les résultats provisoires la semaine dernière. L’un d’eux, Uphrem Mafoula, avait déposé un recours devant la Cour constitutionnelle afin d’obtenir l’annulation du scrutin. La Cour constitutionnelle a rejeté le recours samedi.
Sassou N’Guesso, candidat du Parti congolais du travail, accède au pouvoir pour la première fois en 1979 jusqu’en 1992, date à laquelle il organise les premières élections multipartites du pays qu’il perd. Il revient au pouvoir en tant que chef de milice après quatre mois de guerre civile en 1997.
La campagne électorale révèle un profond déséquilibre entre Sassou N’Guesso et ses adversaires, le président sortant étant le seul candidat à parcourir le pays pour faire campagne. Les rues de la capitale, Brazzaville, sont pavées d’effigies de Sassou N’Guesso.
Deux autres grands partis boycottent les élections, dénonçant des pratiques électorales frauduleuses.