Au moins vingt-trois militaires tchadiens ont été tués et vingt-six autres blessés dans une attaque menée par des éléments présumés de Boko Haram contre une position de l’armée, dans la nuit du 4 mai 2026, ont annoncé les autorités militaires.
Selon un communiqué de l’état-major des armées, l’assaut s’est produit aux environs de 22 heures sur l’île de Barka Tolorom, située dans la province du Lac Tchad, une zone régulièrement ciblée par les groupes armés. L’armée précise que les forces de défense et de sécurité ont opposé une riposte, affirmant avoir neutralisé « un nombre important » d’assaillants.
Malgré cette réaction, le bilan humain côté tchadien reste lourd. « Les forces de défense et de sécurité déplorent vingt-trois morts et vingt-six blessés », indique la même source, qui ajoute qu’un bilan définitif sera communiqué ultérieurement.
Réagissant à cette attaque, le président Mahamat Idriss Déby Itno a dénoncé « une attaque lâche » visant une base militaire dans cette région stratégique. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, il a rendu hommage aux soldats tombés, assurant que leur sacrifice « ne sera jamais vain ». Le chef de l’État tchadien a également réaffirmé la détermination du Tchad à poursuivre la lutte contre les groupes terroristes, déclarant que « face à la barbarie, le Tchad reste debout, uni et inflexible ».
Active depuis le début des années 2000, la secte Boko Haram constitue l’une des principales menaces sécuritaires dans le bassin du lac Tchad. Le groupe armé, originaire du Nigeria, multiplie les attaques dans les pays riverains, notamment au Tchad, au Cameroun, au Niger et au Nigeria, mettant à rude épreuve les dispositifs de sécurité régionaux.
Cette nouvelle attaque illustre une fois de plus la persistance de l’insécurité dans cette zone stratégique, malgré les opérations militaires conjointes menées par les pays de la région pour contenir la menace jihadiste.
Prudence AGBALETI