Le gouvernement du Burkina Faso a rompu ses relations diplomatiques avec la France, son ancienne puissance coloniale qui avait été un partenaire clé en matière de sécurité.
Le gouvernement a annoncé vendredi, dans un communiqué, la rupture immédiate de ses relations avec la France, accusant celle-ci d’« ambitions néocoloniales manifestes et d’un soutien actif à des réseaux subversifs et à des terroristes », sans toutefois en apporter la preuve.
Le ministre burkinabè de la Communication, Gilbert Ouédraogo, a annoncé que la décision prenait effet vendredi et a accusé la France de soutenir des « réseaux subversifs » et des « terroristes », des accusations que la France a précédemment démenties.
Réagissant à cette décision, la France a déclaré samedi qu’elle envisageait de prendre des mesures de réciprocité. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a déclaré dans un communiqué que la France regrettait cette « décision hostile et infondée, qui illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabè ».
« Des mesures de réciprocité sont actuellement à l’étude », a-t-il indiqué. M. Confavreux a ajouté que la France veillait à la sécurité du personnel de l’État et des ressortissants français au Burkina Faso, tout en les appelant à faire preuve d’une vigilance accrue.
Le Burkina Faso est en proie à une insurrection islamiste qui s’est propagée depuis le Mali, faisant des milliers de morts et des millions de déplacés dans la région au cours de la dernière décennie.