Le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) a appelé à une grève générale de 24 heures le 10 juillet. Le mouvement vise à dénoncer les projets de réforme du Code du travail et du Code de la sécurité sociale.
Réuni en assemblée générale à Dakar, le Front syndical estime que ces réformes sont élaborées sans concertation suffisante avec les partenaires sociaux. Il accuse le gouvernement de s’éloigner des principes du dialogue social.
Selon le FSDT, les textes en préparation pourraient remettre en cause certains acquis des travailleurs. Les syndicats craignent également un affaiblissement des droits des salariés et de leur protection sociale.
La plateforme affirme avoir sollicité à plusieurs reprises l’ouverture d’un cadre de concertation inclusif. Elle déplore toutefois l’absence de discussions jugées satisfaisantes avec les autorités.
Au-delà des réformes, le FSDT réclame la réintégration de 911 travailleurs licenciés dans les secteurs public et parapublic. Il demande aussi l’extension de l’indemnité de logement à plusieurs catégories d’agents contractuels.
Les organisations syndicales souhaitent également l’ouverture de négociations tripartites réunissant l’État, le patronat et les représentants des travailleurs. Elles estiment qu’un consensus est indispensable avant toute réforme.
La grève est prévue de zéro heure à minuit sur l’ensemble du territoire sénégalais. Le FSDT appelle les salariés des secteurs public, parapublic et privé à suivre massivement ce mot d’ordre.
De son côté, le gouvernement entend moderniser le cadre juridique du travail et de la protection sociale. L’objectif affiché est d’adapter la législation aux évolutions du marché de l’emploi et aux nouveaux défis économiques.
Le Front syndical prévient enfin que cette mobilisation pourrait marquer le début d’un mouvement plus large. Il exige la suspension des réformes et l’ouverture rapide de discussions avec les partenaires sociaux.
Prudence AGBALETI