L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo propose de remplacer les stages de fin d’études par des projets de création d’entreprise. Cette mesure figure dans le Pacte social présenté par le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI).
Présenté le 2 juillet à Abidjan, ce document expose la vision du PPA-CI sur l’éducation, l’emploi, la gouvernance et les libertés publiques. Le parti affirme vouloir placer les préoccupations sociales au cœur de son projet politique.
Dans le secteur éducatif, Laurent Gbagbo préconise des stages d’immersion dès l’enseignement secondaire afin de mieux préparer les jeunes au marché du travail. Il souhaite également renforcer les dispositifs de formation professionnelle et adapter les cursus aux besoins de l’économie.
Le Pacte social prévoit aussi de développer le statut d’étudiant-entrepreneur dans les universités ivoiriennes. Les stages de fin d’études seraient remplacés par des projets de création d’entreprise, accompagnés d’un suivi académique adapté.
L’ancien chef de l’État propose également de supprimer le caractère obligatoire de l’uniforme scolaire. Selon lui, cette dépense constitue un obstacle financier pour de nombreuses familles et limite l’accès à l’éducation.
Le PPA-CI précise que les élèves souhaitant continuer à porter un uniforme resteraient libres de le faire. L’objectif affiché est de réduire les barrières économiques à la scolarisation.
Sur le plan politique, Laurent Gbagbo dénonce un recul du pluralisme démocratique et critique les arrestations de jeunes militants. Il appelle à une Côte d’Ivoire sans prisonniers d’opinion et défend un dialogue politique plus ouvert.
Le document plaide aussi pour une réforme de l’État afin de renforcer la justice sociale et la transparence. Le PPA-CI salue certains efforts de modernisation, tout en dénonçant la corruption, les fraudes administratives et l’opacité des marchés publics.
Enfin, Laurent Gbagbo s’est inquiété du niveau actuel de la dette publique ivoirienne. Il estime que son poids pèse sur les finances du pays et interroge l’efficacité du recours croissant à l’endettement.
Prudence AGBALETI