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Bamako attend la position officielle de Washington sur le JNIM

Le gouvernement malien affirme attendre une communication officielle des États-Unis après des informations évoquant une possible intensification des opérations américaines contre le JNIM. Bamako réaffirme toutefois que toute coopération sécuritaire devra respecter sa souveraineté et répondre à ses priorités nationales.

Le gouvernement malien attend une position officielle de Washington concernant les informations sur d’éventuelles opérations militaires visant le JNIM. Cette prudence intervient après des révélations de médias américains évoquant des discussions internes au sein de l’administration américaine.

Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, s’est exprimé en marge de la deuxième édition du Salon international de la défense et de la sécurité (BAMEX), organisée à Bamako.

Le chef de la diplomatie malienne a indiqué que les autorités suivaient attentivement ces informations sans disposer d’une confirmation officielle américaine. Il a précisé que Bamako attendait une communication formelle avant toute réaction.

Abdoulaye Diop a rappelé que le Mali privilégie la lutte contre les groupes armés grâce à ses propres forces. Il a également insisté sur le rôle central des Forces armées maliennes dans cette stratégie sécuritaire.

Le ministre a souligné que tout partenaire souhaitant soutenir le Mali devra consulter les autorités nationales avant toute initiative. Cette coopération devra respecter les principes de souveraineté et de libre choix des partenaires défendus par Bamako.

Selon plusieurs responsables américains cités par The Washington Post, l’administration Trump étudie plusieurs options contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Aucune décision définitive n’aurait toutefois été arrêtée.

Créé en 2017, le JNIM est devenu l’un des principaux groupes jihadistes opérant au Mali et dans l’ensemble du Sahel. Il revendique régulièrement des attaques contre les forces de sécurité, les infrastructures et les représentants de l’État.

Le mouvement figure depuis 2018 sur la liste américaine des organisations terroristes étrangères. Son dirigeant, Iyad Ag Ghali, fait également l’objet de sanctions américaines depuis plusieurs années.

Ces discussions interviennent dans un contexte de rapprochement progressif entre Bamako et Washington après plusieurs années de relations tendues. Les deux pays ont récemment engagé des échanges sur le partage du renseignement et la reprise de certaines capacités américaines de surveillance.

Malgré cette évolution diplomatique, le Mali poursuit parallèlement sa coopération militaire avec la Russie et l’Africa Corps. Bamako affirme que ses partenariats internationaux restent guidés par ses intérêts stratégiques et le respect de sa souveraineté.

Prudence AGBALETI

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