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RDC : une attaque contre un site minier endeuille plusieurs familles

Une attaque attribuée aux Forces démocratiques alliées (ADF) a frappé un site minier de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo. Les familles des victimes ont récupéré les corps jeudi, tandis que l’insécurité continue de compliquer la réponse humanitaire et sanitaire dans la région.

Des familles endeuillées se sont rassemblées jeudi dans un centre de santé pour récupérer les corps de leurs proches. Les victimes ont été tuées lors d’une attaque contre le site minier de Kikundo, en Ituri.

Selon des habitants, les assaillants appartiennent aux Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé affilié à l’organisation État islamique. L’attaque s’est produite mercredi près de la frontière entre l’Ituri et le Nord-Kivu.

Parmi les victimes figuraient plusieurs mineurs artisanaux travaillant sur le site aurifère de Kikundo. Des proches ont raconté avoir retrouvé leurs parents tués alors qu’ils exerçaient leur activité.

Le personnel médical d’un centre de santé local a indiqué avoir reçu plusieurs dépouilles en provenance du site attaqué. Des témoins affirment que les victimes ont principalement été tuées à l’arme blanche.

Des habitants de Mununzi dénoncent également une succession d’attaques meurtrières enregistrées dans cette zone ces dernières semaines. Selon des témoignages locaux, plusieurs dizaines de personnes auraient perdu la vie depuis le début du mois.

Les ADF multiplient les attaques contre les civils dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu depuis plusieurs années. Le groupe est considéré comme l’une des principales menaces sécuritaires dans l’est de la RDC.

Cette nouvelle attaque intervient dans une région déjà fragilisée par les violences de nombreux groupes armés. Le conflit s’est intensifié ces derniers mois avec les offensives du M23 dans l’est congolais.

L’insécurité continue également de perturber les interventions humanitaires et les services de santé dans plusieurs territoires isolés. Les équipes médicales rencontrent des difficultés d’accès aux populations affectées.

Les autorités sanitaires alertent notamment sur l’impact des violences dans la lutte contre les épidémies touchant l’est du pays. Les déplacements de population compliquent la surveillance et la prise en charge des malades.

Prudence AGBALETI

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