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Libye : le Conseil présidentiel réclame une enquête sur la contrebande pétrolière

Le Conseil présidentiel libyen a saisi le procureur général, ce dimanche 24 août 2026, de rapports onusiens sur des exportations pétrolières illicites. Il demande une enquête approfondie sur la société Arkenu et ses réseaux présumés.

Mohamed al-Menfi, président du Conseil présidentiel libyen, a transmis ces rapports au procureur général Al-Siddiq Al-Sour. Ces documents proviennent du Groupe d’experts du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Libye. Ils évoquent des exportations illégales de pétrole brut et de produits pétroliers. Ils pointent aussi une contrebande de carburant détourné des circuits officiels.

Al-Menfi a demandé une enquête judiciaire « approfondie et indépendante » sur ces pratiques. Il cible en particulier la société Arkenu Chemicals ainsi que les entités qui lui sont liées. Les enquêteurs devront examiner ses contrats, ses exportations et ses flux financiers. Ils devront vérifier si ces opérations respectent la législation libyenne en vigueur.

La saisine porte également sur les volumes de pétrole concernés et les recettes générées. Le Conseil présidentiel veut connaître la destination de ces fonds et leurs bénéficiaires finaux. Il demande de vérifier si ces revenus ont bien rejoint les circuits financiers officiels de l’État. Les données de l’ONU devront être recoupées avec celles de la Compagnie nationale de pétrole et de la Banque centrale.

Les investigations devront retracer toute la chaîne logistique des exportations présumées illicites. Elles devront aussi identifier les personnes ayant facilité ou profité de ces activités. Le Conseil présidentiel a demandé le traçage des comptes, actifs et sociétés écrans liés à l’affaire. Il a réclamé l’activation des mécanismes de coopération judiciaire internationale pour ces recherches.

Al-Menfi a également insisté sur la protection des témoins, experts et lanceurs d’alerte impliqués. Le Conseil présidentiel a précisé que cette saisine ne présume d’aucune responsabilité pénale. L’établissement des faits reviendra exclusivement au ministère public et à la justice libyenne.

Prudence AGBALETI

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