Au Kenya, les travailleurs du secteur aérien ont levé la grève qui avait perturbé les vols au niveau du principal aéroport international ainsi que dans d’autres aéroports du pays, ont annoncé mardi le ministre des Transports, Davis Chirchir, et le responsable du syndicat des travailleurs de l’aviation, Moss Ndiema.
Ce mouvement social, principalement suivi par les contrôleurs aériens dimanche et lundi, a perturbé plusieurs vols à destination et en provenance du principal aéroport international Jomo Kenyatta, entraînant des retards qui se sont répercutés sur des aéroports régionaux en Afrique de l’Est et au-delà.
Le syndicat, les autorités aéroportuaires et de l’aviation civile, ainsi que la compagnie aérienne à bas coûts Jambojet, ont signé un accord de reprise du travail pour mettre fin à la grève tout en poursuivant les négociations sur toutes les questions en suspens, ont-ils annoncé dans un communiqué conjoint.
« Nous avons examiné diverses questions… avec des directives très claires… sur la manière dont nous allons traiter les trois conventions collectives suspendues depuis 2015 », a déclaré M. Chirchir mardi.
Avant la grève, le syndicat des travailleurs de l’aviation du Kenya (KAWU) avait indiqué que son action découlait de griefs de longue date impliquant l’Autorité de l’aviation civile du Kenya, l’opérateur aéroportuaire Kenya Airports Authority (KAA) et Jambojet, la filiale à bas coûts de Kenya Airways.
« Nous mettons simplement fin à notre mouvement de grève et exhortons nos membres à entamer le processus de normalisation des opérations et de rétablissement des services », a déclaré M. Ndiema lors d’une conférence de presse.
« Nous demandons à ceux qui sont en service de commencer à traiter les vols. »
Ndiema, secrétaire général du KAWU, avait précédemment indiqué que le syndicat réclamait une intervention soutenue par la justice, invoquant l’absence de convention collective au sein de l’Autorité de l’aviation civile, le retard dans la révision des salaires, un différend concernant les cotisations syndicales à la KAA, ainsi que ce qu’il a qualifié de mesures de représailles à l’encontre des membres du syndicat chez Jambojet.
Plus tôt dans la journée, des passagers présents au principal aéroport de Nairobi avaient signalé attendre depuis des heures des informations, alors que les perturbations se prolongeaient pour une deuxième journée ce lundi.
Les compagnies aériennes assurant des liaisons avec des aéroports du Rwanda, du Burundi, de Tanzanie, d’Ouganda, de Somalie et de Maurice ont été contraintes d’annuler ou de reprogrammer des vols en raison des perturbations survenues à Nairobi.