La Compagnie pétrolière nationale libyenne (NOC) a signé un protocole d’accord avec la compagnie pétrolière publique turque TPAO pour mener une étude géologique et géophysique de quatre zones offshore, a annoncé mercredi la NOC.
« Des discussions ont également eu lieu concernant la réalisation d’une étude sismique bidimensionnelle (10 000 km de long) et le traitement des données résultant de ces études dans un délai n’excédant pas neuf mois », a indiqué la compagnie pétrolière publique libyenne dans un communiqué.
La NOC a indiqué que l’accord avait été signé à Istanbul par les dirigeants des deux compagnies. Elle n’a fourni aucun autre détail.
Mercredi également, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a réaffirmé que le protocole maritime turco-libyen était « inacceptable, illégal et sans fondement », soulignant une fois de plus qu’il n’avait aucune valeur juridique. Il a tenu ces propos lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet de l’OTAN à La Haye.
Athènes maintient cette position en grande partie parce que l’accord turco-libyen ignore la présence de la Crète, les cartes turques et libyennes attribuant la majeure partie de la zone maritime au sud de l’île grecque à la Libye et une plus petite partie à la Turquie.
La Grèce fera à nouveau pression pour que sa position soit incluse dans les conclusions du prochain sommet du Conseil européen, qui débute jeudi à Bruxelles.
Mitsotakis a également eu de brefs entretiens avec le président turc Recep Tayyip Erdogan en marge du sommet de l’OTAN, déclarant que « les questions qui devaient être soulevées » avaient été abordées.