L’Égypte travaille en étroite collaboration avec le Pakistan à un cadre visant à garantir une paix durable entre les États-Unis et l’Iran, a déclaré samedi le ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty.
Il a précisé que l’Égypte, la Turquie, le Pakistan et l’Arabie saoudite coordonnaient un effort régional plus large axé sur la prévention d’une nouvelle escalade et la mise en place des fondements d’un accord de sécurité d’après-guerre. Il a souligné l’importance de protéger les États du Golfe et de stabiliser les marchés de l’énergie, les chaînes d’approvisionnement et la sécurité alimentaire.
La déclaration d’Abdelatty intervient alors que l’Iran a rapidement fait volte-face concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, rétablissant samedi les restrictions sur cette voie maritime stratégique. Cette décision fait suite aux déclarations du président américain Donald Trump, qui a affirmé que même après l’annonce par Téhéran de la réouverture du détroit vendredi, le blocus américain « restera pleinement en vigueur » jusqu’à ce que le pays parvienne à un accord avec les États-Unis, notamment sur son programme nucléaire.
Ce conflit autour de ce point de passage stratégique menace d’aggraver la crise énergétique qui secoue l’économie mondiale, après que les prix du pétrole ont recommencé à baisser vendredi, dans l’espoir d’un rapprochement entre les États-Unis et l’Iran.