L’Ouganda a autorisé jeudi la sortie de son dernier patient atteint d’Ebola, déclenchant ainsi un compte à rebours de 42 jours au terme duquel le pays pourra être déclaré exempt du virus, a annoncé le ministère de la Santé.
L’Ouganda a confirmé un total de 20 cas de la souche rare Bundibugyo du virus Ebola depuis la mi-mai. Quinze de ces cas concernaient des personnes infectées en République démocratique du Congo voisine — épicentre de l’épidémie — qui s’étaient ensuite rendues en Ouganda.
Contrairement à la République démocratique du Congo, où les cas continuent d’augmenter, l’Ouganda n’a signalé aucun nouveau cas depuis le 22 juin.
La République démocratique du Congo a recensé 62 nouveaux cas jeudi, portant le nombre total d’infections confirmées à 2 073, bien que l’Organisation mondiale de la Santé estime que le nombre réel pourrait être au moins le double.
« Aujourd’hui, l’Ouganda a autorisé la sortie de l’hôpital de son dernier patient atteint d’Ebola, un ressortissant congolais qui est guéri et prêt à retrouver sa famille », a annoncé le ministère ougandais de la Santé sur le réseau social X.
Mercredi, le porte-parole du gouvernement, Alan Kasujja, avait indiqué que le patient quitterait l’unité d’isolement de l’hôpital national de référence de Mulago, dans la capitale, Kampala.
« L’Ouganda entame le compte à rebours », a-t-il écrit sur X. « Si 42 jours s’écoulent sans le moindre nouveau cas, les directives de l’OMS stipulent que nous serons déclarés exempts d’Ebola. »