Face à la montée des violences contre les étrangers en Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa appelle les États africains à coordonner leurs politiques migratoires. Il estime qu’une réponse continentale est indispensable pour lutter contre les causes profondes des migrations et préserver la cohésion sociale.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé, lundi 27 juillet, les pays africains à renforcer leur coopération pour mieux gérer les migrations sur le continent. Il s’exprimait à l’ouverture de la session ordinaire du Parlement panafricain, à Midrand.
Le chef de l’État a affirmé qu’aucun pays ne pouvait relever seul les défis liés aux mouvements migratoires transfrontaliers. Il a plaidé pour une approche commune conciliant sécurité, respect des droits humains et développement économique.
Cyril Ramaphosa a estimé que les migrations mal maîtrisées pouvaient fragiliser la sécurité, la stabilité et la cohésion sociale. Il a toutefois rappelé que les migrants ne devaient pas servir de boucs émissaires face aux difficultés économiques.
Le président sud-africain a également appelé les États africains à s’attaquer aux causes profondes des déplacements de populations. Il a cité les conflits, l’instabilité politique, la mauvaise gouvernance, la pauvreté et les inégalités persistantes.
Cette déclaration intervient alors que l’Afrique du Sud traverse une nouvelle vague de tensions contre les ressortissants étrangers. Plusieurs manifestations ont dégénéré en violences dans différentes provinces ces dernières semaines.
Selon plusieurs médias internationaux, plus de 160 000 migrants ont quitté l’Afrique du Sud depuis le début de cette crise. Plusieurs pays africains ont organisé des opérations de rapatriement pour leurs ressortissants.
Le président sud-africain a condamné les attaques visant les étrangers et réaffirmé l’engagement de son gouvernement contre la xénophobie. Il a insisté sur le fait que seules les autorités compétentes peuvent appliquer les lois migratoires.
L’Afrique du Sud reste l’une des principales destinations des migrants africains, malgré des épisodes récurrents de violences xénophobes depuis près de deux décennies. La crise actuelle suscite une vive inquiétude au sein de l’Union africaine.
Prudence AGBALETI