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Côte d’Ivoire : un comité permanent renforce le dialogue avec la société civile

Le gouvernement ivoirien crée un Comité de concertation entre l’État et la société civile. Cette nouvelle instance accompagne plusieurs réformes visant à renforcer la transparence et l’encadrement des organisations de la société civile.

Le gouvernement ivoirien a adopté, mercredi 5 août 2026, un décret créant un Comité de concertation entre l’État et la société civile. La décision a été prise lors du Conseil des ministres, dans le cadre d’une réforme du fonctionnement des organisations de la société civile (OSC).

Cette nouvelle instance a pour objectif d’instaurer un dialogue permanent entre les pouvoirs publics et les acteurs associatifs. Elle doit favoriser la concertation, prévenir les différends et renforcer la coopération sur les questions d’intérêt commun.

Face aux inquiétudes suscitées par cette réforme, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a rejeté toute volonté de contrôle des OSC. Il a assuré que ce comité vise uniquement à faciliter les échanges et à résoudre les difficultés avant qu’elles ne dégénèrent.

La création de cette plateforme s’accompagne de plusieurs décrets d’application de l’ordonnance du 12 juin 2024 relative à l’organisation de la société civile. Ces textes précisent les règles administratives, financières et de gouvernance applicables aux organisations concernées.

Les nouvelles dispositions fixent notamment les modalités de paiement des droits de dépôt des dossiers et des frais liés aux enquêtes de moralité. Elles définissent également les procédures administratives encadrant la création et le fonctionnement des organisations.

Les fondations reconnues d’utilité publique sont également concernées par ce dispositif. Les décrets fixent leur dotation minimale, réglementent les appels à la générosité publique et renforcent les exigences de transparence dans la gestion des dons et des ressources.

À travers cette réforme, les autorités ivoiriennes entendent concilier la liberté d’association avec les impératifs de transparence financière et de bonne gouvernance. Elles souhaitent également offrir aux organisations de la société civile un cadre institutionnel de dialogue avec l’exécutif.

Prudence AGBALETI

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