Quelque 698 citernes d’hydrocarbures sont arrivées à Bamako entre le 27 juillet et le 2 août. Ce volume marque un net ralentissement par rapport aux semaines précédentes, malgré des prix à la pompe toujours inchangés.
La 30ᵉ réunion hebdomadaire de suivi de l’approvisionnement s’est tenue jeudi 6 août à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali. Elle était présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo.
Selon le bilan présenté, 698 citernes ont livré 32 501 400 litres de carburant à Bamako entre le 27 juillet et le 2 août. Cela représente une moyenne de près de 46 564 litres par véhicule, soit environ 4,64 millions de litres par jour.
Le convoi se composait de 309 citernes d’essence, 285 de gasoil, 51 de Jet A1, 45 de fuel et huit de gaz butane. L’essence et le gasoil représentaient à eux seuls 594 citernes, soit 85,1 % du total livré.
L’approvisionnement de la capitale ralentit par rapport aux semaines précédentes. Du 20 au 26 juillet, Bamako avait reçu 807 citernes, représentant environ 37 millions de litres de carburant.
Le volume hebdomadaire a ainsi reculé de près de 4,5 millions de litres, soit une baisse de 12,2 %, tandis que le nombre de citernes chutait de 13,5 %. Le taux de ravitaillement des stations s’est établi à 12 %, un niveau attribué à la présence de stocks suffisants dans certaines cuves, retardant le déchargement de plusieurs citernes.
Le bilan disponible pour les régions reste incomplet : seulement neuf citernes d’essence y ont été recensées, dont sept vers Ségou et deux vers Dioïla. La semaine précédente, les autorités avaient annoncé 1 521 citernes importées à l’échelle nationale, dont 807 réceptionnées à Bamako.
Malgré ces nouveaux volumes, les prix à la pompe restent stables. Depuis le 28 mars, le litre de supercarburant est vendu 875 FCFA, contre 775 FCFA auparavant, tandis que le gasoil coûte 940 FCFA, contre 725 FCFA. Ces tarifs correspondent à des hausses de 13 % pour l’essence et de 29 % pour le gasoil.
Prudence AGBALETI