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BID au Caire : le Mali veut miser sur son capital humain

Le Mali a appelé, dimanche au Caire, à repenser la coopération Sud-Sud en privilégiant le partenariat et l’investissement dans le capital humain. L’appel a été lancé à l’ouverture de la 7e réunion du Dialogue de coopération technique des Agences de partenariat de la Banque islamique de développement.

Le Mali a appelé, dimanche 6 septembre 2026 au Caire, à repenser la coopération entre les pays du Sud en privilégiant le partenariat, le transfert de compétences et l’investissement dans le capital humain. L’appel a été lancé à l’ouverture de la 7e réunion du Dialogue de coopération technique des Agences de partenariat de la Banque islamique de développement (BID), qui se tient du 6 au 8 septembre 2026.

La délégation malienne à cette rencontre est conduite par la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, arrivée en Égypte samedi 5 septembre.

Elle avait été accueillie à sa descente d’avion par l’ambassadeur du Mali en Égypte, Samba Alhamdou Baby, et les cadres de la mission diplomatique. Ancienne maire de Goundam et ancienne ambassadrice du Mali en Allemagne, Oumou Sall Seck occupe ce portefeuille ministériel depuis plusieurs années.

Dans son intervention, la ministre Seck a placé le développement du capital humain, particulièrement celui de la jeunesse, au cœur de la vision malienne de la coopération internationale. Elle a souligné que le développement durable ne peut être dissocié de la valorisation des compétences nationales et de la capacité des États à mobiliser leurs propres ressources pour répondre aux défis économiques et sociaux.

« Le Mali ne souhaite pas être défini uniquement à travers les crises qu’il traverse », a-t-elle fait valoir, mettant en avant la résilience de la population malienne et sa volonté de parvenir à une plus grande souveraineté économique.

La ministre malienne a plaidé pour le passage d’une logique d’assistance à une véritable logique de partenariat, reposant notamment sur la réciprocité, le partage d’expériences, le transfert de technologies et le renforcement des capacités. Elle a salué l’appui de la BID à plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, l’eau, les infrastructures, l’énergie, la santé et la formation professionnelle.

Face aux défis liés au changement climatique, à l’énergie et à la sécurité alimentaire, Bamako estime nécessaire de privilégier des projets structurants et des investissements durables capables de renforcer la résilience des économies.

L’expérience égyptienne en matière de développement a également été présentée comme une source d’inspiration pour approfondir les échanges entre pays africains et, plus largement, entre pays du Sud. Pour le Mali, la coopération Sud-Sud doit désormais déboucher sur des résultats tangibles pour les populations, chaque pays devant pouvoir contribuer par son expertise, ses compétences et ses ressources.

La cérémonie d’ouverture a réuni le Dr Ibrahim Mahlab, président du Conseil d’administration de l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement (EAPD) et ancien Premier ministre égyptien, ainsi que le Dr Badr Abdelatty, ministre égyptien des Affaires étrangères, de l’Émigration et des Affaires des Égyptiens à l’étranger. Les délégations participantes ont ensuite visité les stands présentant différentes expériences et initiatives de coopération.

Prudence AGBALETI

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