Les forces progouvernementales éthiopiennes ont annoncé lundi avoir pris le contrôle de la ville d’Alamata, dans le sud du Tigré, après plusieurs jours d’affrontements avec les forces rebelles sur plusieurs fronts.
La perte d’Alamata — une ville stratégique située sur un axe routier majeur menant au Tigré — constituerait un revers pour les rebelles tigréens, qui ont lancé des offensives contre le gouvernement sur plusieurs fronts la semaine dernière. Ces affrontements font craindre un retour à la guerre civile généralisée de 2020-2022, qui a causé la mort d’environ 600 000 personnes.
La chute d’Alamata a été annoncée sur Facebook par une faction dissidente tigréenne, la « Tigray Peace Force », qui s’est ralliée au gouvernement fédéral.
L’organisation ACLED, qui suit l’évolution des conflits, a confirmé les informations selon lesquelles les forces fédérales s’étaient emparées de la ville.
Le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), principale force rebelle, a lancé des attaques dans les États voisins d’Amhara et de l’Afar mercredi dernier.
Dimanche, il a progressé face aux forces gouvernementales dans l’Afar, s’emparant de la ville d’Erebti et avançant vers l’est, apparemment dans l’espoir de couper les voies d’approvisionnement en provenance de Djibouti, par où transite la majeure partie du fret commercial éthiopien.
Des combats intenses ont également eu lieu dans la région d4Amhara, où le TPLF opère aux côtés de la milice locale Fano, notamment autour du site de Lalibela, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.