Les Forces armées maliennes ont repris le contrôle de Kidal, mardi 6 octobre, aux côtés du groupe paramilitaire russe Africa Corps. Le Front de libération de l’Azawad, qui tenait la ville depuis cinq (5) mois, évoque un retrait volontaire plutôt qu’une défaite.
Les Forces armées maliennes (FAMa) ont repris le contrôle de Kidal, dans le nord du pays, mardi 6 octobre 2026. Les unités sont entrées dans la ville aux côtés du groupe paramilitaire russe Africa Corps, sans rencontrer de résistance armée organisée, selon plusieurs sources sécuritaires. Cette avancée fait suite à des frappes aériennes menées la veille par l’état-major malien contre des positions de groupes armés dans la région.
Le Front de libération de l’Azawad (FLA), qui contrôlait Kidal depuis le 25 avril 2026, a annoncé le même jour son retrait de la ville. Dans un communiqué signé à Kidal par son porte-parole Mohamed Elmaouloud Ramadane, le mouvement indépendantiste parle d’un « repli stratégique et maîtrisé » de ses forces, et non d’une défaite militaire. Il accuse l’armée malienne et Africa Corps d’une « utilisation disproportionnée de vecteurs aériens » pour justifier ce retrait.
Kidal repasse ainsi sous contrôle de l’armée après cinq mois et onze jours aux mains du FLA. La ville avait déjà été reprise une première fois par Bamako en novembre 2023, avant de retomber aux mains des rebelles moins de trois ans plus tard. Fief historique des mouvements touaregs depuis 2012, elle occupe une place stratégique dans le dispositif sécuritaire du nord du Mali.
Né en novembre 2024 de la fusion de plusieurs mouvements touareg et arabes, dont le Mouvement national de libération de l’Azawad et le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad, le FLA constitue depuis l’un des principaux adversaires armés de Bamako dans le nord du pays.
Les autorités maliennes présentent cette reprise comme une étape importante dans le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Les forces maliennes poursuivent les opérations de sécurisation à l’intérieur de la ville, avec pour objectif affiché de consolider la présence de l’État et de protéger les populations et les infrastructures.
Cette reprise intervient dans un contexte régional marqué par le renouvellement de la coopération entre le Mali et l’Algérie, ainsi que par les appels récents du président de la Transition en faveur du dialogue.
Prudence AGBALETI