Le gouvernement ghanéen a approuvé la candidature du pays aux BRICS, selon son ministre des Affaires étrangères. Accra souhaite diversifier ses partenariats économiques et diplomatiques, tout en renforçant ses relations avec les pays du Sud.
Le Ghana prépare officiellement sa candidature pour rejoindre le groupe des BRICS. Le Conseil des ministres a approuvé cette démarche, a annoncé Samuel Okudzeto Ablakwa mardi 6 octobre. Le ministre ghanéen des Affaires étrangères s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée à Accra. Il était accompagné de son homologue indien, Subrahmanyam Jaishankar, en visite officielle au Ghana.
Accra a déjà sollicité le soutien de New Delhi pour accompagner cette démarche auprès du groupe. Samuel Ablakwa a indiqué que le Ghana préparait désormais son dossier de candidature officielle.
Le gouvernement présente cette initiative comme un moyen de diversifier ses partenariats internationaux. Il souhaite également élargir les possibilités d’investissement, d’industrialisation et de coopération économique.
Selon Samuel Ablakwa, une adhésion offrirait davantage d’options au Ghana pour financer son développement. Le ministre assure toutefois que cette démarche ne remettrait pas en cause les partenariats existants.
Accra entend notamment renforcer ses relations avec l’Inde, le Brésil et la Chine.
Ces trois pays figurent parmi les principaux partenaires économiques historiques du Ghana, selon le gouvernement.
L’Inde a accueilli favorablement les ambitions ghanéennes concernant une éventuelle adhésion aux BRICS. Subrahmanyam Jaishankar a toutefois rappelé que cette candidature devra être examinée collectivement par les membres.
Le groupe BRICS réunit actuellement onze membres issus de différentes régions du monde. Il comprend notamment le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.
L’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont rejoint le groupe en 2024. L’Indonésie a ensuite obtenu le statut de membre à part entière en janvier 2025.
Plusieurs autres pays, dont le Nigeria et l’Ouganda, disposent actuellement du statut de partenaires des BRICS. Cette distinction ne leur confère toutefois pas le même statut que les onze membres à part entière.
Pour Accra, l’adhésion potentielle s’inscrit dans une stratégie économique portée par le gouvernement. Cette stratégie vise notamment la création d’emplois, l’industrialisation et une meilleure valorisation des ressources nationales.
Le gouvernement ghanéen souhaite également approfondir sa coopération avec les économies émergentes. Il présente les BRICS comme une plateforme supplémentaire pour développer les échanges avec les pays du Sud.
La candidature du Ghana ne garantit toutefois pas son admission au sein du groupe. Les membres actuels devront examiner collectivement la demande avant toute éventuelle décision d’adhésion.
Prudence AGBALETI