Des manifestations anti-migrants ont dégénéré en violences jeudi en Afrique du Sud — l’une dans la ville côtière de Durban et l’autre dans le township de Soweto, à Johannesburg — donnant lieu à l’incendie de véhicules sur les deux sites et à des coups de feu à Soweto, selon les médias locaux.
À Durban, les troubles ont fait suite à une manifestation organisée par un groupe exigeant qu’un centre pour réfugiés cesse de traiter les demandes d’asile, ont rapporté ces mêmes médias.
Le site d’information News24 a rapporté qu’une dizaine de véhicules avaient été renversés et incendiés, tandis que des commerces appartenant à des ressortissants étrangers avaient été pillés.
À Soweto, des affrontements ont opposé des habitants à des commerçants étrangers et des coups de feu ont été entendus, a rapporté la chaîne Newzroom Afrika.
Cette année, l’Afrique du Sud a connu des mois de manifestations anti-migrants qui ont suscité des critiques internationales. Certains de ces cortèges ont dégénéré en violences et en pillages, et des milliers de ressortissants africains ont quitté le pays.
Les migrants sont souvent accusés de prendre des emplois, d’alimenter la criminalité et de surcharger les services publics ; des allégations que les spécialistes des sciences sociales jugent dénuées de fondement.
Trente ans après la fin de l’apartheid, l’Afrique du Sud reste profondément inégalitaire et environ un tiers de la population est sans emploi. Malgré cela, le pays demeure la première économie d’Afrique et continue d’attirer des migrants.