La raffinerie nigériane Dangote Petroleum a prolongé de deux semaines son introduction en Bourse. L’opération, initialement prévue jusqu’au 13 octobre, restera ouverte aux souscripteurs jusqu’au 27 octobre 2026.
Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals a annoncé lundi 12 octobre la prolongation de son offre publique de vente d’actions. La décision a reçu l’approbation de la Commission nigériane des valeurs mobilières (SEC).
Selon l’entreprise, cette prolongation vise à élargir la participation des investisseurs à travers l’Afrique. Elle doit notamment faciliter les démarches de souscription et améliorer l’accès à l’offre dans plusieurs marchés africains.
Le milliardaire nigérian Aliko Dangote souhaite permettre à davantage de particuliers de devenir actionnaires de la raffinerie. Il affirme que l’objectif ne se limite pas aux fonds levés, mais concerne aussi le nombre de participants.
L’offre, lancée le 14 septembre, vise initialement à mobiliser environ 1,6 milliard de dollars. Elle pourrait atteindre près de 2,1 milliards de dollars si l’option de surallocation est entièrement exercée, selon les informations publiées sur l’opération.
La raffinerie, située à proximité de Lagos, dispose actuellement d’une capacité de traitement de 700 000 barils de pétrole par jour. Les fonds recherchés doivent contribuer à financer son expansion, avec un objectif annoncé de 1,4 million de barils quotidiens.
Cette augmentation ferait du site l’une des plus grandes raffineries au monde. L’entreprise cherche également à élargir son actionnariat au-delà du Nigeria, même si les règles nationales et les conditions d’accès peuvent compliquer la participation des investisseurs étrangers.
Parallèlement, le groupe Dangote développe un projet de raffinerie au Kenya, dans le comté de Lamu. Évalué à 16 milliards de dollars, le projet prévoit une capacité de production de 700 000 barils par jour.
Cette initiative fait toutefois l’objet de contestations juridiques et de préoccupations environnementales. Des organisations de défense de l’environnement, dont Greenpeace Africa, alertent sur les risques pour les écosystèmes côtiers et les activités locales.
Le projet concerne une région connue pour sa biodiversité et la vieille ville de Lamu, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les conséquences environnementales et foncières restent donc au cœur des débats autour de cette future infrastructure.
Prudence AGBALETI