Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football et ancien ministre délégué chargé du Budget, a été nommé ministre de l’Économie et des Finances au sein du nouveau gouvernement, formé à la suite des élections législatives du 23 septembre, a rapporté l’agence de presse officielle MAP.
Membre du Parti authenticité et modernité (PAM) — une formation libérale-centriste —, M. Lekjaa intègre un gouvernement composé de 32 membres, dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette dernière a été nommée le mois dernier par le roi Mohammed VI — devenant ainsi la première femme à diriger le gouvernement du pays — après que le PAM a remporté le plus grand nombre de sièges au Parlement.
Le PAM a formé une coalition avec les partis socialistes modérés — le PPS et l’USFP — ainsi qu’avec le parti nationaliste Istiqlal. Ensemble, ils détiennent 207 sièges au Parlement, soit plus que les 198 sièges nécessaires pour obtenir la majorité.
Le nouveau gouvernement a maintenu à leurs postes les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur, a rapporté l’agence MAP à l’issue de la cérémonie de nomination du gouvernement, présidée par le roi Mohammed VI.
La nouvelle équipe ministérielle a également conservé les ministres en charge de la Justice, de l’Eau, de la Défense, de l’Industrie et des Transports.
Parmi les nouveaux venus, Nabil Benabdallah, dirigeant du PPS, fait son retour au gouvernement en tant que ministre de l’Éducation, tandis que Charafat Afailal, également membre du PPS, a été nommée ministre de l’Énergie.
Parmi les nouveaux venus figure Khalid Hatimi, nommé ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire.
Le nouveau gouvernement supervisera les dernières étapes d’un programme d’investissement de 20 milliards de dollars, destiné à préparer la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera avec le Portugal et l’Espagne.
Il est confronté à la nécessité de lutter contre le chômage et de répondre aux revendications en faveur d’une amélioration des services d’éducation et de santé — des enjeux qui ont alimenté, l’an dernier, les manifestations de la « génération Z » ainsi que la crise migratoire survenue à Ceuta en juillet.
Toutefois, il ne faut pas s’attendre à ce que ce nouveau gouvernement modifie l’orientation politique du Maroc. Il s’agit en effet d’une monarchie constitutionnelle où le roi conserve des pouvoirs étendus, notamment en matière de politique étrangère et de défense.